Le bonheur n’a pas de rides

Le plan de Paulette, quatre-vingt-cinq ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part.
La nouvelle pensionnaire n’a qu’une idée en tête : quitter ce trou, le plus vite possible ! Mais c’est compter sans sa nature curieuse et la fascination que les autres résidents, et surtout leurs secrets, ne tardent pas à exercer sur elle. Que contiennent en effet les mystérieuses lettres cachées dans la chambre de monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de l’étrange carnet trouvé dans la bibliothèque ?
Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens. (quatrième de couverture)

Paulette rêve d’aller dans une maison de retraite très haut de gamme dans le midi. Elle joue les fofolles pour arriver à ses fins. Mais sa bru a bien manigancé et Paulette se retrouve dans l’auberge de Monsieur Yvon dans trou paumé au fin fond de la campagne. Bien décidée de ne pas en rester là, elle rend la vie impossible à son entourage. Pourtant elle va se laisser prendre par l’énigme des lettres d’amour qu’elle trouve cachées dans la chambre de Monsieur Georges. Avec lui elle va même se transformer en bookmaker. Et puis, il y a Juliette, enceinte, qui a trouvé un drôle de carnet à la bibliothèque. Un carnet rempli de ‘j’aime’ et ‘j’aime pas’. Enfin il y a Nour, la cuisinière dont le passé chaotique remonte à la surface. Et puis, il y a l’amour qui pointe le bout de son nez, même à 85 ans, alors qu’elle ne l’attendant plus.

Un joyeux roman feel-good, avec une grand-mère au caractère bien trempé. Un roman de Anne-Gaëlle Huon pour adultes édité par Le livre de Poche, facile et agréable à lire.

A lire très vite

Léviatemps

Paris, 1900. L’Exposition universelle bat son plein. Mais loin des artères lumineuses, au cœur de la ville, c’est un sang noir qui bat au diapason. Et coule inexorablement, au rythme des crimes commis par un tueur… diabolique.
Plusieurs filles de joie, déjà, en ont été victimes. Choqué par l’immobilisme de la police, l’écrivain Guy de Timée arpente les rues sordides, et même les égouts, dans sa traque insensée du monstre. Chaque minute compte… et tue. (quatrième de couverture)

L’écrivain Guy de Timée a quitté sa famille bourgeoise où il étouffait pour se réfugier dans les combles d’une maison close. La mort sordide d’une prostituée de cette maison, et le peu d’empressement de la police à vouloir résoudre ce meurtre va le conduire à enquêter. Secondé par la prostituée haut de gamme Faustine et le petit policier Perroti, amoureux de la fille assassinée, il va se mettre en chasse du monstre qui accumule les meurtres sanglants dans Paris.

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à plonger dans ce livre. D’habitude quand je lis un thriller, je ne décroche pas. Cela n’a pas été le cas. Pourtant c’est bien écrit, il y a du suspens … Peut-être un peu trop de répétions ? Bof, je ne sais même pas ! Mon mari a adoré. Bref je ne sais pas expliquer pourquoi j’ai eu tant de mal à lire ce roman policier pour adultes de Maxime Chattam (auteur que j’aime bien par ailleurs). Un roman édité chez Pocket.

La disparition de Stephanie Mailer

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses. (quatrième de couverture)

Un pavé de Joël Dicker (de 835 pages quand même 🙂 ) qui se lit facilement. On passe régulièrement de l’époque du quadruple meurtre en 1994 à l’époque actuelle, faisant un parallèle entre les deux enquêtes. Les deux policiers s’interrogent sur ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont pu rater, ce qu’on leur a caché. La vie des protagonistes se mêle et s’entremêle.  Le suspens est complet jusqu’au bout. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre comme la vérité sur l’affaire Harry Queber, ICI, du même auteur. Un roman pour adultes publié aux éditions De Fallois Poche.

A lire très vite

La remplaçante

Marketa et Clovis, amoureux fous, attendent un bébé. Mais l’accouchement signe la fin du conte de fées. La naissance de Zoé ne s’est pas passée comme Marketa l’imaginait, et l’instinct maternel tarde à se manifester. Tandis qu’elle ne reconnaît plus son corps, Marketa se sent perdre pied face à ce bébé si vulnérable dont elle a désormais la responsabilité. Réussira-t-elle à se sentir mère ? à aimer son bébé ? à cesser de penser qu’une remplaçante ferait mieux qu’elle ?

Une bande dessinée de Sophie Adriansen et Mathou. Les dessins sont modernes. L’histoire traite du blues post-partum. Une bonne BD bien faite, agréable à lire. Parce que mettre un enfant au monde n’est pas toujours un plaisir incommensurable comme on veut nous le faire croire 🙂 et que le fameux amour maternel ne vient pas systématique immédiatement. Un album pour adultes édité chez First dans la collection La vie en bulles.

Né sous une bonne étoile

Sans être vraiment fâché avec l’école, Gustave peine à y trouver sa place. En classe, il observe les oiseaux dans la cour, rêvasse, scrute les aiguilles de la pendule. Il aimerait bien rapporter des bonnes notes à sa mère au lieu des habituelles convocations du directeur. Pourtant, Gustave est travailleur. Il passe beaucoup de temps sur ses devoirs, mais les leçons ne rentrent pas. Certains enseignants commencent même à le prendre en grippe et à le croire fainéant. Et à force d’entendre qu’il est un cancre, Gustave finit par s’en convaincre. Jusqu’à ce qu’une rencontre vienne changer le cours des choses… (résumé éditeur)

Gustave est un jeune garçon pour qui l’école est un calvaire. Il a beau faire de son mieux, Il n’y arrive pas.  Les devoirs à la maison durent des heures et entraînent des disputes. Ses professeurs le traitent de fainéant, d’autant plus que sa grande sœur est une très bonne élève. Bref, même soutenu pas sa mère, les remontrances, voire les insultes de ses professeurs, font que Gustave a perdu confiance en lui. A quoi bon ! Même s’il est malheureux de décevoir sa mère. Heureusement, une enseignante va voir ce qui se cache en lui, le prendre sous son aile et le révéler à lui-même.

Tout ça sent le vécu. Combien de fois les professeurs font des remarques humiliantes à leur élèves (et même aux parents !) ? C’est monnaie courante, il ne faut pas se leurrer ! Comme si humilier quelqu’un pouvait lui donner envie d’apprendre. Mais jouer au ‘Dieu tout puissant’ est bien la raison de vivre de certains enseignants. Sans compter les surnoms donnés, le mépris en rendant les copies, les remarques désobligeantes en classe, sur les bulletins ou (et) aux parents !  Qui n’a pas rencontré ou subit lui-même ces remarques acerbes ? Heureusement il y a quand même de bons enseignants qui sont bienveillants et qui vous tirent vers le haut plutôt que de vous enfoncer. Mais il y a aussi ceux qui, comme le principal du collège de Gustave, va se faire un malin plaisir de vous remettre la tête dans le sac alors vous vous en êtes pratiquement sorti. Oui, si vous n’êtes pas bon élève ou si vous avez une tête qui ne revient pas à un prof, les études, c’est la galère. Sans compter sur les ‘copains’ trop heureux d’avoir une tête de turc à martyriser. Dès le plus jeune âge, la vie c’est pas simple !!! 

Le roman d’Aurélie Valognes, édité par Le Livre de Poche, fini bien. On peut le classer dans le genre feel-good. Il se lit bien et j’ai beaucoup aimé.Pour adultes et grands ados.

A lire très vite

L’Infini des possibles

Dans la famille Fontana, on l’appelle  » la malédiction de la deuxième fille « . De génération en génération, il semble que les cadettes restent éternellement célibataires… Fatalité ? Coïncidence ? Depuis qu’elle s’est résolue à vivre avec son chat, Emilia commence fortement à y croire. Lorsque Poppy, son excentrique grand-tante célibataire, lui propose un road-trip en Italie, elle n’hésite pas longtemps à l’accompagner. Le jour de ses 80 ans, lui a prédit la vieille dame, elle-même brisera le sortilège en trouvant le grand amour sur la terre de ses ancêtres… E viva l’amore !

Dans cette famille, toutes les « deuxièmes filles » restent célibataires. Chacune à sa façon se débat avec cette malédiction, soit en s’interdisant de tomber amoureuse, soit en couchant avec tout ce qui passe ! Emilia a choisi la première voie. Elle s’interdit tout et obéit au doigt et à l’œil à sa terrible grand-mère qui l’a élevée. Jusqu’au jour où sa tante Poppy l’excentrique, sœur cadette de sa grand-mère que celle-ci lui interdit de voir, lui propose un voyage en Italie sur le chemin de ses ancêtres. Après bien des hésitations Emilia et sa cousine Lucy vont suivre la vieille dame à la recherche de son seul véritable amour. Les deux jeunes femmes vont découvrir au fil du voyage leur vraie personnalité et un secret de famille jalousement gardé qui va révéler pourquoi la grand-mère d’Emilia ne veut pas avoir de relation avec sa sœur.

Ce roman feel-good pour adultes de Lori Nelson Spielman nous entraîne dans l’Italie de la fin des années 50 à travers les souvenirs de Poppy en parallèle avec le périple actuel des trois femmes. Un bon roman qui se lit facilement sur le conditionnement, la remise en question de soi. Édité chez Pocket.

A lire très vite

Série : Le chat qui …

Romans policiers de Lilian Jackson Braun, la série des : Le chat qui … comporte énormément de volumes. Le journaliste Jim Qwilleran se retrouve mêlé à des meurtres, des disparitions et chaque fois ses chats siamois (principalement Ko Ko) l’aident à résoudre les énigmes. Dans chaque ouvrage, on se retrouve plongé dans un univers particulier qui est à chaque fois prétexte à décrire un milieu social. Ces romans pour adultes et grands ados, sont publiés chez 10/18 dans la collection grands détectives. Les histoires s’apparentent plus au style d’Agatha Christie que de Maxime Chattam.

Dans chacun des quatre tomes que je vais présenter ici, Qwilleran, qui vient d’arriver dans une petite ville des États-Unis, va déménager, changer de quartier, et se retrouver au sein d’un microcosme différent. Dans le premier tome de la série, Le chat qui lisait à l’envers, Qwilleran fait la connaissance de Koko et se trouve plongé dans le milieu de l’art moderne. Dans Le Chat qui mangeait de la laine, Qwill est nommé responsable du supplément décoration du journal. C’est dans ce tome qu’il fait la connaissance de Yom Yom, la femelle siamois qui va devenir la complice de Ko Ko. On peut lire les ouvrages dans n’importe quel ordre mais c’est tout de même plus sympa de les lire à la suite 🙂 .

Pour Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel, un poste de rédacteur artistique est une véritable gageure étant donné qu’il ne connaît rien à la question. Très rapidement, il se rend compte que son véritable travail consiste à contrebalancer celui d’un féroce critique d’art, attaché au même journal et détesté de tout le monde. Pourtant la maison de celui-ci est un véritable musée, sa table celle d’un fin gourmet et l’homme lui-même est brillant et satirique. Il possède aussi un chat siamois aristocratique, Kao K’o Kung – Koko pour Qwilleran – qui apprécie les vieux maîtres et sait lire à l’envers les manchettes de journaux. Dans le monde apparemment paisible des beaux-arts, trois morts brutales se produisent et c’est grâce au flair de Koko que Qwilleran découvrira la vérité.(quatrième de couverture).

Quand on est reporter culinaire, il faut s’attendre à tout, comme être nommé responsable du supplément décoration du Daily Fluxion ! Introduit dans le milieu raffiné des décorateurs d’intérieur, Jim Qwilleran déniche la maison idéale pour la une de son magazine : celle d’un excentrique collectionneur de jades. Mais le lendemain de la parution, les pierres ont disparu et la femme du propriétaire est décédée. Pour ne rien arranger, le deuxième numéro fait scandale. Suspectant un complot, Jim ne tarde pas à découvrir que même les plus jolis vernis s’écaillent… et que la nouvelle et curieuse lubie de son siamois Koko va le mener tout droit à la solution du crime. (quatrième de couverture).

Chroniqueur au Daily Fluxion, Jim Qwilleran décide d’écrire une série d’articles sur un quartier assez mal famé appelé Came-Village. Avec ses deux chats siamois, Kao K’o Kung, dit Koko, et Yom Yom, il s’installe dans une vieille maison appartenant à un brocanteur, C. C. Cobb, et apprend les pratiques des marchands et des collectionneurs dans le monde étrange de la brocante. Mais lorsque son propriétaire se tue en tombant dans l’escalier d’une maison en démolition où il allait faire de la « récupération », Qwilleran met une fois de plus à l’épreuve le flair de Koko afin de prouver qu’il ne s’agit pas d’un accident. (quatrième de couverture) .

Jim Qwilleran est américain, journaliste, gastronome, ami des chats. Il semble vivre hors du temps, et il résout ses énigmes comme en se jouant, avec un rien d’affectation british. À dire vrai, ce sont ses deux chats, Koko et Yom Yom, des siamois aussi caractériels que lui, qui le mènent toujours à la solution du crime. C’est suranné, délicieux comme un thé arrosé d’un nuage de whisky que l’on dégusterait au coin du feu, en une fin de dimanche pluvieux, un chat lové au creux de l’épaule, bien entendu. (quatrième de couverture).

Dans ce roman, Qwill emménage dans une ancienne faïencerie où toutes les résidents sont de fins gourmets. Il va y retrouver son amour de jeunesse devenue une potière passionnée mais malheureuse en ménage. Quand cette dernière va disparaître, Qwill va vite soupçonner qu’elle n’est pas partie sur un coup de tête mais qu’elle a sans doute été tuée. Son problème, c’est qu’il n’y pas trace de corps !

J’aime assez cette série de romans policier à l’atmosphère assez désuète.