Les légions dangereuses

La plus grande inquiétude règne parmi les Dieux du Cratère. Où qu’ils aillent ils sont poursuivis par des yeux jaunes. Ce sont les yeux de Quitiane le dieux de l’abondance qu’ils ont tué. Mais puisqu’il semble qu’il ne soit pas mort, ils vont désigner des héros qui iront à la recherche de Quitiane caché sur le Cratère. Bien sûr, ils vont leur cacher le but final de leur quête. Un mercenaire un peu lion qui va prendre une jolie fille comme esclave, un jeune homme féru de littérature, une princesse déchue et un couple de simoïs (sorte de chat) voleurs sont leurs champions, et pour les aider, un magicien sur le retour ! Ces héros vont rencontrer mille périls dont ils vont se sortir de justesse dans des conditions rocambolesques.

Fabien Clavel propose ici un roman de fantasy loufoque. Si l’histoire est relativement simpliste, ce n’est pas ce qui fait l’intérêt principal de ce roman. L’écriture est riche en vocabulaire (ce qui n’est pas si courant !), les références à d’autres histoires de fiction, aux grands classiques de la littérature, voire au cinéma sont légions 😆 . L’humour est bien là. Ce livre est une parodie de la littérature. D’ailleurs le titre en est bien la preuve.

C’est donc un roman agréable à lire, distrayant. J’ai beaucoup aimé. Édité chez Hélios Mnémos.

A lire très vite

La vie secrète des écrivains

« Tout le monde a trois vies : une vie privée, une vie publique et une vie secrète… ». Gabriel García Márquez.

Après avoir publié trois romans devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan Fawles annonce qu’il arrête d’écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage et sublime au large des côtes de la Méditerranée. Vingt ans après, alors que ses romans continuent de captiver les lecteurs, Mathilde Monney, une jeune journaliste, débarque sur l’île, bien décidée à percer son secret. Commence entre eux un dangereux face-à-face, où se heurtent vérités et mensonges, où se frôlent l’amour et la peur…(quatrième de couverture)

Raphaël Bataille voudrait bien être écrivain. Non il est écrivain ! Mais les éditeurs refusent de publier son premier livre. Alors, faute de mieux et pour essayer de rencontrer son idole, le célèbre Nathan Fawles et de lui soutirer des conseils, il accepte une place de vendeur dans la librairie de l’île de Beaumont où vit en reclus le célèbre écrivain.

D’abord éconduit à coups de fusil, Raphaël est rapidement sollicité par Fawles pour l’aider à cerner l’étrange Mathilde Monney qui se dit journaliste mais qui connaît des secrets bien cachés de la vie de Fawles. Sans compter que l’île est mise sous quarantaine suite au crime abominable d’Apolline Chapuis. Or Apolline a été mêlée au crime non résolu de la famille Verneuil il y a bien des années. En quoi cela a-t-il donc un rapport avec Fawles comme semble le supposer Mathilde. Qui est-elle vraiment ?

Un appareil photo volé, perdu à un bout du monde, retrouvé à l’autre bout, des photos développées qui interrogent et voilà le début d’une intrigue.

Un personnage qui écrit un livre, qui est lui-même sinon le héro, du moins un des protagonistes principaux de son roman. C’est une délicieuse mise en abîme.

Des réflexions sur le monde littéraire, le métier d’écrivain, les sources d’inspirations. Ce sont des questions qui taraudent l’auteur, Guillaume Musso. Déjà avec La fille de papier il avait traité du sujet (sous une autre forme bien évidemment 🙂 ). Ce roman à suspens, puisqu’on ne peut pas dire policier puisqu’il n’y a pas de policiers (mais il y a tout de même des enquêtes 🙂 ) est facile à lire et nous tient en haleine jusqu’au bout. Les rebondissements finaux nous prennent au dépourvu. La toute dernière mise en abîme met encore plus les questions de l’inspiration, du mode romanesque, du mélange de la réalité et de la fiction en avant.

Un très bon roman de Guillaume Musso pour adultes édité chez Le Livre de Poche.

A lire très vite

Ne lâche pas ma main

Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée. (quatrième de couverture)

Une course poursuite sur l’île de la Réunion qui nous fait découvrir l’île, ses paysages, ses habitants. Les morts s’accumulent sur le passage de Martial. Cela ne peut être que lui qui a fait disparaître sa femme, que lui le tueur sanguinaire. D’autant qu’il a avoué avoir fait disparaître tous les vêtements de son épouse dans un grand chariot de linge sale de l’hôtel. Or la femme de ménage est formelle, Liane qu’elle a vu rentrer dans la chambre n’en n’est jamais ressortie. C’est donc bien Martial qui l’a fait disparaître. C’est le coupable idéal. A moins que son passé ne le rattrape. Le capitaine de gendarmerie Aja Purvi et Christos son adjoint, vont avoir fort à faire pour dénouer cet imbroglio. Jusqu’au dénouement final dont je ne m’attendais pas.

C’est bien écrit, ça se lit bien. Un bon roman policier de Michel Bussi pour adultes publié chez Pocket.

A lire très vite

Les vacances de Marcus Aper

En l’an 74 de notre ère, Marcus Aper, fameux avocat de la Rome de Vespasien, part en villégiature pour sa Gaule natale. À peine arrivé dans la demeure de son ami Quintus Solem, il se trouve confronté à un premier meurtre, puis à un second. Ce lointain cousin d’Astérix, devant le laxisme de l’édile, décide de mener l’enquête…(quatrième de couverture)

Roman policier historique de Anne de Leseleuc pour adultes édité dans la collection Grands Détectives chez 10/18.

On est plongé dans l’époque. Les intrigues se mêlent jusqu’au dénouement final. Histoires de filiations, de rivalités politiques, d’argent et d’héritage. Un bon roman historique accompagné d’un glossaire pour expliquer les termes historiques.

En voiture, Simone !

Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez ! (Quatrième de couverture)

Ce roman a été publié aussi sous le titre : Nos adorable belles-filles.

Une histoire familiale pratiquement à huis-clos. Mon dieu que les gens sont compliqués ! C’est un peu du chacun pour soi. Je trouve ça un peu bizarre. Mais bon si tout se passait bien, il n’y aurait pas d’histoire et donc pas de roman. Donc un roman d’Aurélie Valognes qui, je dois le dire a beaucoup de succès. Il est vrai que c’est facile à lire et divertissant. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire même si l’histoire est un peu simplette.

Un beau-père qui envoie des piques et critique tout, à tout bout de champ, il est vrai que ça énerve. Alors les belles-filles ne viennent rendre visite aux beaux-parents que pour faire plaisir à leur conjoint. Et elles ne se privent pas, elles aussi d’envoyer piques et remarques au beau-père. Bref à chaque vacances, les rencontres sont explosives !

Un roman pour adultes et grandes adolescentes de type Feel-good publié chez Le Livre de Poche.

Mystère rue des Saints-Pères

Comme nombre de visiteurs du monde entier, Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’Exposition universelle où la tour Eiffel, qui vient d’être achevée, trône en véritable vedette. En ce début d’été 1889, les Parisiens ont bien du mal à se frayer un chemin dans la foule qui se presse entre les kiosques multicolores, dans les allées envahies de pousse-pousse et d’âniers égyptiens… Au premier étage de la tour, Victor doit retrouver Kenji Mori, son associé, et son ami Marius Bonnet, qui vient de lancer un nouveau journal, Le Passe-partout. Mais leur rendez-vous est vite interrompu : une femme vient de s’écrouler sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui vont marquer les débuts d’enquêteur de Victor Legris… Ces nouveaux mystères de Paris nous plongent dans la capitale des impressionnistes, ses  « villages » et ses quartiers populaires. (quatrième de couverture)

C’est l’inauguration de la tour Eiffel pour l’exposition universelle, l’arrivée de Buffalo Bill à Paris. Que d’évènements ! Sans compter ces étranges morts par piqures d’abeilles ! Mais est-ce bien des morts naturelles ? Et les abeilles sont-elles bien à l’origine de ces piqures ? Le libraire Victor Legris n’en n’est pas convaincu, d’autan que son ami et mentor Kenji Mori semble impliqué, ainsi que cette belle dessinatrice du nouveau journal, Le Passe-Partout, la troublante Tasha.

L’atmosphère de l’époque est bien rendue. L’enquête un peu fouillis.  Néanmoins, on ne découvre le coupable et sa motivation qu’à la toute fin du roman. L’histoire est agréable lire.

Un roman policier historique pour adultes de Claude Izner paru dans la collection grands détectives chez 10/18.

Quand nos souvenirs viendront danser

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié. (quatrième de couverture)


C’est l’histoire de Marceline, Anatole, Gustave, Joséphine, Marius et Rosalie. Cela fait plus de soixante qu’ils vivent impasse des Colibris. Des voisins. Avec leurs amitiés et inimitiés. Ils sont tous arrivés à peu près au même moment avenue des colibris. Ils y ont vécu, fait leur vie, maintenant ils sont tous âgés. Ils pensaient finir leur vie dans leur maison. C’était sans compter la décision du maire de faire raser le quartier pour construire une école. Alors ces vieux, ils ont décidé de se battre pour rester chez eux. Passant outre les inimitiés, ils vont se serrer les coudes et inventer des tas de ruses plus ou moins réussies pour faire céder le maire. Au fil du récit, on va remonter le cours de leur vie, comprendre les drames et le bonheurs  qui l’on émaillée.

Un bon roman de Virginie Grimaldi édité par le livre de poche. Très agréable à lire.

A lire très vite