Pour un instant d’éternité

Vincent sait mieux que personne ce qu’est un secret. Spécialiste des passages dérobés, c’est à lui que les riches et les puissants font discrètement appel pour dissimuler leurs trésors ou s’aménager des issues indétectables.
Alors que Paris célèbre l’Exposition universelle et sa phénoménale tour Eiffel, Vincent et son équipe deviennent soudain la cible de tentatives d’assassinat. La mort rôde désormais autour d’eux. Un de leurs clients cherche-t-il à effacer ce qu’ils savent de lui ? Sont-ils traqués par des pouvoirs occultes ? Quelle est cette ombre qui peut les frapper n’importe où, n’importe quand ?
Dans une époque bouleversée, confronté à des mystères surgis d’un autre temps, Vincent va tout faire pour déjouer la menace et sauver les siens. Ce qu’il s’apprête à découvrir va faire voler en éclats tout ce qu’il croyait savoir du monde…(quatrième de couverture)

Vincent est un jeune homme qui, avec son équipe, crée des passages secrets pour de riches clients qui ont quelque chose à cacher. Un étrange individu, Charles, qui se réfère à ses anciens maîtres en la matière, le contacte. Il va changer sa vie en lui proposant de rechercher des passages secrets dans un Paris en pleine rénovation, avant qu’ils ne soient détruits et que les reliques qu’ils cachent ne soient irrémédiablement perdues. En parallèle, une organisation occulte qui, elle ne veut que s’enrichir et acquérir du pouvoir, poursuit Vincent et s’attaque à ses proches pour l’obliger à coopérer avec elle. Dans un Paris en effervescence avec la construction du Sacré-cœur, avec l’ouverture de l’exposition universelle de 1889 et de sa grandiose tour Eiffel, Vincent va plonger au cœur de lui-même. Le jeune homme va murir dans cette course contre la montre.

Un bon roman de Gilles Legardinier. J’aime beaucoup cet auteur. Ici l’histoire est bien et c’est bien écrit. On suit avec plaisir les pérégrinations de Vincent dans ce Paris de 1889 parfaitement décrit. Malheureusement l’humour qui émaille ses autres romans est totalement absent ici. S’il on peut comprendre qu’il ne pouvait pas concerner Vincent, le personnage principal en pleine quête identitaire, il aurait pu s’appliquer au Clou, le jeune apprenti du groupe. Cela m’a manqué, dommage ! Il n’en reste pas moins que ce roman pour adultes et adolescents est agréable à lire.

Juste derrière moi

Cela fait longtemps que Sharlah, 13 ans, vit séparée de son frère Telly, depuis le jour fatal où, pour la protéger, il a tué leur père. Sa famille d’accueil, Pierce Quincy  un ex-profiler du FBI et sa femme Rainie, ont su lui redonner confiance dans un cadre sécurisant et aimant. Mais lorsque Pierce est appelé par le shérif de la ville pour un double meurtre commis dans une station-service, le passé de Sharlah resurgit, tel un cauchemar : les caméras de surveillance accusent en effet Telly. Bouleversée, ne pouvant se résigner à sa culpabilité, Sharlah part à la recherche de son frère, traqué par la police… (quatrième de couverture)

Un nouvelle histoire de Pierce et de Rainie, les profiler fétiches de Lisa Gardner. Telly a tué ses parents, alcooliques, drogués, violents pour sauver sa petite sœur Sharla alors qu’ils étaient poursuit par le père muni d’un couteau. Depuis ils ont été séparés et ne se sont jamais revus. C’est au-cours de l’enquête sur un double meurtre dans une station service que les parents adoptifs de  Sharlah se rendent compte que le principal suspect est Telly. Ils apprennent vite que le couple qui a recueilli ce dernier a aussi été froidement abattu le matin même. Ils ont peur que dans sa folie meurtrière, Telly ne s’en prenne à Sharlah. 

Toute la police du conté est sur les dents et une chasse à l’homme s’organise. Pourtant Telly semblait apprécier sa famille d’accueil qui faisait tout pour le préparer à entrer dans sa vie d’adulte dans les meilleurs conditions. Alors que s’est-il passé ? Tout n’est pas clair loin de là. Et si la gentille famille n’était pas aussi transparent qu’elle parait l’être !

Encore un bon roman de Lisa Gardner, toujours sur ses thèmes favoris, la famille, l’enfance maltraitée. Toujours du suspens. C’est bien écrit et facile à lire. Un roman pour adultes édité chez Albin Michel.

A lire très vite


Le sang du moine

Au VIIe siècle de notre ère, la paix semble enfin régner sur le royaume irlandais de Muman jusqu’à ce jour funeste où les précieuses reliques sacrées de saint Ailbe sont dérobées.
Pour tous les habitants de Muman, elles sont un symbole politique et spirituel garantissant l’harmonie et la paix. Terrible présage que leur disparition ! Peu de temps après, le roi Colgù et le chef de ses éternels ennemis, les Ui Fidgente, venus au château de Cashel pour d’inespérées négociations, sont blessés au cours d’une attaque. Seule la clairvoyante Fidelma de Kildare, sœur du roi, religieuse et avocate de renom, pouvait mener à bien cette délicate enquête.
Avec l’aide de son cher Eadulf, un moine saxon, inséparable compagnon de ses aventures, elle devra affronter une redoutable conspiration pour sauver le royaume du chaos annoncé. (quatrième de couverture)

Dépaysement dans le temps et l’espace que ce roman policier historique. Le suspens est total, jusqu’à la fin on sait pas qui a fomenté le complot contre le royaume. Les explications historiques sont claires et suffisamment détaillées à chaque fois pour que l’on ne soit pas perdu. D’ailleurs une note historique en début d’ouvrage permet de mieux appréhender l’époque (VIIème siècle après J-C) en Irlande. Un très bon roman de Peter Tremayne pour adultes et grands ados édité chez 10/18 dans la collection grands détectives. Dans la veine des romans de Ellis Peter avec son héro Frère Cadfael où la ruse et le bon sens font mieux que force et que rage. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Sœur Fidelma étant une héroïne récurrente, pourquoi ne pas suivre ses aventures à travers les autres romans de Peter Tremayne !

A lire très vite

Causes mortelles

Le festival théâtral d’Édimbourg bat son plein. Mais l’inspecteur John Rebus n’a pas le cœur à se mêler à la liesse générale : on a découvert, dans les couloirs de la vieille ville souterraine, le cadavre d’un jeune homme. Il a été torturé et assassiné selon la méthode utilisée par l’IRA pour punir les traîtres. Or la victime semble avoir été plutôt liée aux nationalistes écossais. Les feux d’artifice du festival risquent d’être particulièrement explosifs cette année… (quatrième de couverture)

Sur fond de racisme entre catholiques et protestants, une enquête en eaux troubles où l’inspecteur Rebus ne sait plus à qui se fier. Les jeunes du Gourbi, quartier pauvre de la ville, sont sur les dents. Des armes auraient disparus mais dans quel but ? Les ultras du milieu nationaliste sont au cœur de l’affaire.

Un polar pour adultes de Ian Rankin édité chez folio policier. Pas mal.

Le chien de Don Quichotte

Un curé alcoolique. Un chien. Et un livre.
Sans la coïncidence de ces trois éléments dans la vie d’Hugo, porte-flingue heureux d’un patron véreux, sa petite routine de meurtres commandés aurait pu continuer longtemps. Mais maintenant Hugo veut faire le bien, défendre la veuve et l’orphelin, comme le héros de son livre. D’ailleurs, les jeunes hackers qu’il a pour mission d’éliminer, il leur donnera juste une gentille leçon.
Seulement dans la vraie vie, il ne sert à rien de sermonner les moulins à vent. (quatrième de couverture)

Hugo le tueur à gages d’Esteban n’a pas d’états d’âme. Il fait son boulot, c’est tout. Enfin, il n’avait pas d’états d’âme jusqu’à ce qu’un prêtre alcoolique lui offre un livre et qu’il recueille un chiot abandonné. Depuis, comme le héro de son livre, Hugo veut faire le bien. Mais quand on est un tueur à gages, ce n’est pas facile. Surtout quand des malencontreux hasards s’en mêlent. Et puis quand un groupe de jeune hackers : Vendredi 13, pirate les données de son patron et lui vole de l’argent, il est confronté à un choix cornélien. Comment les punir sans faire le mal. D’ailleurs le mal, le bien, il ne sait plus trop ce qu’il en est.

Ce roman policier pour adultes de Pia Pertsen est édité chez Pochet. Bof !

Mort d’une garce

Souffrant d’un ulcère à l’estomac, l’inspecteur Morse est transporté en urgence à l’hôpital. Alors qu’il se trouve dans la salle commune, la femme d’un patient qui vient juste de décéder, offre au personnel et à Morse un livre que son mari avait publié à compte d’auteur : « Meurtre sur le canal d’Oxford ». Il relate l’histoire d’un viol et d’un meurtre commis au XIXe siècle sur la personne de Joanna Franks. Mais au fur et à mesure de sa lecture, Morse décèle des incohérences. Il va s’échiner à démêler le vrai du faut.

Une histoire de Morse, le héro fétiche de Colin Dexter. Un roman policier pour adultes publié chez 10/18 dans la collection grands détectives. Je n’ai été emballée ni par l’histoire, ni par l’écriture.

Le meurtre de la falaise

Barbara Havers, inspecteur à Scotland Yard, est en congé forcé suite à un passage à tabac lors de sa dernière enquête. A Londres, il fait chaud, c’est la canicule comme dans toute l’Angleterre. Plutôt que de se reposer, Barbara préfère se rendre à la station balnéaire de Balford-le-Nez dans l’Essex où un pakistanais vient d’être retrouvé mort sur la plage.  Or son charmant voisin Taymullah Azhar et sa fille Hadiyyah partent justement là-bas suite à un coup de fil. Il n’y a pas de hasard pour Barbara qui décide de partir enquêter officieusement. C’est alors qu’elle découvre que c’est une des ses ancienne camarade de l’école de l’école de police qui est en charge de l’enquête.

La station étant au bord de l’explosion raciale, Barbara peut s’infiltrer dans l’enquête comme agent de liaison avec la communauté pakistanaise. Entre le futur beau-frère du mort, survolté, arguant la foule et criant au crime raciste, entre la future mariée qui semble si docile et paraît avoir accepté ce mariage arrangé, entre la meilleure amie de celle-ci qui lui reproche son indifférence, entre cet ingénieur qui a été remplacé dans l’entreprise familiale par ce futur gendre, il y a tellement de pistes à suivre …. Sans compter sur les soupçons d’homosexualité du future marié ni sur le racisme omniprésent dans les deux camps !

Un bon roman policier pour adultes d’Elizabeth George. Le racisme y est omniprésent, aussi bien d’un côté que l’autre. Le poids des traditions est là aussi, lourd de conséquences. Les pistes s’enchaînent. Et jusqu’à la fin on ne sait pas qui finalement est le coupable. Finalement on est bien surpris !

A lire très vite