Meurtres et Charlotte aux Fraises

Hannah est de retour ! Incapable de fonctionner sans café et toujours en proie à ses passions dévorantes pour son chat et pour le chocolat, la jeune femme s’apprête à participer au concours du meilleur pâtissier de la ville. C’est l’occasion, elle en est certaine, d’offrir une très bonne publicité à sa boutique de cookies. Mais la fête est vite gâchée : Boyd Watson, entraîneur de l’équipe de basket du lycée, est retrouvé mort, le visage enfoncé dans la charlotte aux fraises de notre pauvre Hannah. Les premiers soupçons se tournent vers Danielle, la femme de Boyd, victime de maltraitance. Bien décidée à prouver l’innocence de cette dernière, Hannah décide de s’en mêler, malgré les avertissements de son « prétendant », le policier Mike Kingston. Mais ce genre d’enquêtes, apparemment, Hannah y a pris goût !
Rebondissements incessants, personnages délicieux et recettes fatales… Les amateurs de surprises et de sucreries vont se régaler ! (quatrième de couverture)

C’est le deuxième tome de la série : Les enquêtes d’Hannah Swensen mais ça ne m’a pas gênée pour la lecture. L’histoire est complète. Une histoire policière pour adultes de Joanne Fluke publiée par le cherche midi.

Hannah tient une boutique de cookie. Elle participe à l’animation d’un concours de pâtisserie télévisé. Un des membres du jury est assassiné. Sa femme, qu’il battait, est la principale suspecte ce que ne peut admettre Hannah qui décide d’enquêter de son côté. Elle va être secondée par sa sœur épouse du flic local et par ses deux soupirants. De fil en aiguille, elle va soupçonner du dopage au sein de l’équipe de basket locale. Une Miss Marple moderne et gourmande qui ne manque pas d’humour. Une bonne histoire entrecoupée de recettes de pâtisseries. Personnes au régimes s’abstenir 😆 😆 😆

Une lecture divertissante.

Et que ne durent que les moments doux

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place. L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu. L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite. C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin. (quatrième de couverture)

Il y a Élise, maman qui doit apprendre à vivre seule après le départ de ses enfants. Il y a la mère de Lili qui vient d’accoucher de son premier-né grand prématuré, Lili qui est en couveuse. Elle va apprendre à vivre en Néonat avec les autres parents d’enfants en difficultés, avec l’angoisse de la mort, avec la culpabilité. Toutes les deux vont rencontrer de belles personnes, des soignants et d’autres parents pour l’une. Des collègues, la danse africaine, l’activité de câlineur en néonat, pour l’autre. Deux âges, deux remises en question. Une belle leçon de vie. Chaque chapitre aborde en alternance la vie de chacune. Un très bon roman de Virginie Grimaldi, pour adultes, publié par Le Livre de Poche. Il y a beaucoup d’émotions… Et une chute inattendue. A lire avec un mouchoir en main 🙂 . J’ai adoré.

A lire très vite

Les trois femmes du Consul

Les énigmes d’Aurel le Consul

À Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n’ose s’aventurer à l’hôtel dos Camaroes. Le patron est un vieux Français odieux, connu pour son goût du whisky. Quand il est retrouvé mort dans sa piscine, la police soupçonne arbitrairement une des trois femmes qui gravitaient autour de lui. Aurel Timescu, consul à l’ambassade de France, décide de s’en mêler. Calamiteux diplomate, il se révèle un redoutable enquêteur lorsqu’il pressent une injustice. Il va plonger dans le climat trouble de ces passions africaines. Et nous faire découvrir un des grands drames écologiques de la planète…

Aurel Timecu est un drôle de personnage. Employé au consulat de France, il vient d’être envoyé à Maputo. Fidèle à lui-même, il cherche tous les moyens pour passer inaperçu et en faire le moins possible. La seule chose qui l’enthousiasme : résoudre des énigmes. Et le crime du vieux Béliot en est une. Sa femme, une française dont il est séparé mais qui vient d’arriver pour revendiquer sa part de l’hôtel, est accusée du meurtre de façon abusive lui semble-t-il.  Son autre femme, Mozambicaine, dont il a fils, et dont il est séparé aussi semble vouloir bâcler l’affaire, d’autant plus qu’elle est accoquinée avec l’ancien chef de la police. Sa troisième compagne, enceinte jusqu’au coup, est peut-être mêlée à l’affaire même si elle semble plutôt simplette. Mais il y a aussi tous ces gens qui le détestent (en fait tout le monde ! ). Mortereau, le Consul général, voudrait enquêter avec Aurel, ce que ce dernier, qui aime enquêter seul, n’entend gère ! Heureusement, un trafique de défenses d’éléphants détourne le jeune Consul général de son objectif.

Ce roman de Jean-Christophe Rufin fait partie de la série des Énigmes d’Aurel le Consul. Un bon roman, bien écrit, avec un brin d’humour, qui nous emmène au cœur de l’Afrique. Le personnage d’Aurel est savoureux. Un antihéros à la Colombo. Il tire petit à petit le fil qui va dénouer l’intrigue. Un bon roman pour adultes édité chez Folio.

A lire très vite

La source au trésor

Dans les caves du manoir de Mauval coule une source mystérieuse qui émet un souffle irrégulier, l’expir. Une sorte de halètement monte du tréfonds de la bâtisse, traverse les étages, fait vaciller la lumière des lampes. La maison respire, elle vit.
Mauval recèle une autre merveille, un trésor dissimulé par un ancien révolutionnaire devenu bandit de grand chemin. De la Révolution à nos jours, ce tas d’or maudit marquera la lignée des occupants du domaine. De génération en génération, le magot sera tantôt maléfique, tantôt consacré à des causes patriotiques.
Par l’eau et par le feu, la destinée de Mauval s’accomplira, par une dramatique journée de juin 1944 où la légende rejoint l’Histoire. (quatrième de couverture)

Mauval, c’est aussi la destinée de quatre femmes, Marie-Corrèze la servante au grand cœur, Faustine, Mélie et Angéline qui se retrouvent sans le vouloir vraiment gardiennes du trésor. Une dynastie de paysans, des êtres rudes, peu causants. Michel Jeury écrit se roman comme une biographie. Les explications et descriptions sont souvent sèches. Les énumérations se suivent. On peut se demander s’il s’agit d’un roman ou d’un compte-rendu historique. Déjà que je ne suis pas fan de romans de terroir, je n’ai pas beaucoup apprécié celui-ci.

Un roman pour adultes édité par France Loisirs.


Les lendemains

Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu’elle tombe par hasard sur de vieux calendriers horticoles, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de l’ancienne propriétaire des lieux, d’essayer de redonner vie au jardin abandonné. Dans ce contact avec la terre, elle va puiser au fil des saisons la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu’à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d’avenir.

Amande vient de perdre son mari dans un accident et dans la foulée, son bébé Manon, mort né après le choc du décès de son mari. Dévastée, elle, qui ne jurait que par la ville, quitte son quotidien pour se réfugier dans une vieille maison au fin fond de la campagne. Seule, enfermée volets clos dans cette maison, elle se laisse dépérir jusqu’au jour où elle découvre de vieux carnets de l’ancienne propriétaire qui relatent point par point l’entretien du jardin au fil des saisons. Elle va alors décider de redonner vie au jardin. La fille de l’ancienne propriétaire, vive et impétueuse, va l’inciter à continuer dans cette voie et petit à petit, va l’ouvrir de nouveau au monde.

Un roman de Mélissa Da Costa auteur de Tout le bleu du ciel, ICI, sur la résilience à lire avec un mouchoir ! C’est un bon roman que j’ai aimé. Mais c’est un roman feel-good. Dans la réalité hélas, je pense pas que ce soit si facile de rebondir. On comprend bien qu’Amande est dévastée, mais je me demande si des inconnus prendront la peine de s’intéresser à une personne aussi déprimée ? Comme dans son précédent roman, les personnes rencontrés par les héros, sont tous bien veillant ce qui me semble improbable dans la vraie vie. Outre cette remarque peu optimiste sur la nature humaine, j’aimé ce roman pour adultes publié chez Le Livre de Poche.

A litre très vite

Sa majesté des chats

« Rien ne me fait peur. Je suis une reine. Sa Majesté des chats qui prépare l’avènement d’une nouvelle civilisation ». Dans un futur proche, l’humanité est en perdition et les rats envahissent progressivement Paris. Seule résiste une communauté formée de quelques centaines de chats et d’individus dirigée par une chatte nommée Bastet. Perchée sur l’épaule de Nathalie, sa maîtresse, celle-ci pense qu’il faut à tout prix chercher des renforts.
Mais la rencontre avec les autres animaux sera semée d’embûches. Bastet parviendra-t-elle à créer une alliance suffisamment puissante pour contrer l’invasion des rats ? Pour elle, c’est une évidence : les chats doivent prendre la relève des humains. Après Demain, les chats, Bernard Werber nous offre la suite des aventures de Bastet, dans un opus réjouissant et savoureux, plein d’humour et de rebondissements. (quatrième de couverture)

Voici la suite de Demain, les chats ICI, de Bernard Werber. Il y a une suite, La planète des chats, pas encore parue en livre de poche.

Des fanatiques religieux arabes ont lancé une grande attaque qui a dégénéré en guerre civile mondiale. Les rats en ont profité pour se multiplier, s’organiser et attaquer les humains pour établir une suprématie. La chatte Bastet a rencontré Pythagore, un chat de laboratoire qui peut se connecter à Internet via une prise USB implantée dans son crâne. Bastet se sent investie par le projet de créer un nouveau monde dirigé par les chats. Avec un groupe d’humains rescapés, et quelques chats, elle va essayer de sauver la civilisation mise en péril par les rats agressifs qui prolifèrent. Obnubilée par l’envie de communiquer avec toutes les autres races d’animaux, Bastet va essayer de les fédérer pour créer une alliance contre les rats.

Je n’avais pas accroché au premier tome, mais j’ai bien aimé celui-ci. Un bon roman de science fiction (et pas d’anticipation j’espère 😆 ) pour adultes et grands ados, de Bernard Werber publié par Le Livre de Poche.

A lire très vite

L’ultime secret

Deux histoires parallèles. D’un côté, la vie brisée de Jean-Louis Martin un employé de banque victime, suite à un accident de circulation, d’un Locked-In Syndrome (Emmuré vivant). Il se reconstruit par l’intermédiaire d’électrodes reliées à internet à son cerveau. De l’autre l’enquête du couple déjà rencontré dans Le Père de nos pères : l’anti-violent « Sherlock Holmes de la science », Isidore Katzberg, et Lucrèce Nemrod, belle journaliste scientifique du journal Le Guetteur moderne. Ils soupçonnent que le docteur Fincher neuropsychiatre français très récent champion du monde des échecs contre l’ordinateur Deep Blue IV, apparemment mort de plaisir orgasmique dans les bras de sa belle, a été assassiné. Ceci est bientôt confirmé par le meurtre du médecin-légiste ayant prélevé le cerveau de Fincher pendant son autopsie…. Leurs investigations les conduisent à la recherche de « l’ultime secret » source du plaisir ultime. Ils s’interrogent sur la nature des « motivations » qui, de tous temps, ont incité les humains à « avancer ».

L’objet du roman sert de prétexte à une présentation pédagogique fouillée (sans doute trop) sur les propriétés et le fonctionnement du cerveau. Le résultat est un peu indigeste car impossible de retenir toutes les informations scientifiques fournies ! Dommage. On plonge aussi dans le monde psychiatrique et la folie dans l’hôpital où œuvre le docteur Fincher. Ce n’est largement pas mon roman préféré de Bernard Werber. Publié par les éditions France Loisirs.